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 ce n'était qu'une épreuve de plus (Laelia)

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MessageSujet: ce n'était qu'une épreuve de plus (Laelia)   Mar 5 Aoû - 19:30


ce n'était qu'une épreuve de plus.



Huit jours se sont écoulés depuis la visite de Laelia. Pas une semaine. Huit jours. Parce que tous les jours sont importants ici, tous les jours, toutes les heures comptent. La moindre minute de plus passée ici est significative. Vous ne pouvez pas vous rendre compte comme le temps devient long et pesant. Menaçant même. Comme une épée au dessus de la tête. Et cette épée s'appelle en langage moderne : le verdict du juge. Ce verdict que j'espère tant positif pour moi, ce verdict qui me fera sortir de ce trou. Faites que mon avocat assure, faites qu'il trouve les mots et surtout les preuves démontrant mon innocence. Je n'ai rien fait, donc par A+B, les preuves doivent exister. Il y a forcément quelque chose quelque part qui prouve que je n'ai rien à faire derrière ses barreaux. Alors qu'il le trouve. Qu'il me sorte de ses quatre murs que je ne supporte plus dans leur moindre centimètre. Je ne peux plus. Je craque. Je ne dors plus, je n'arrive plus à rien avaler. Je rumine, tout seul, dans ma piole, pensant au pourquoi du comment, pensant à Laelia, pensant aux conneries que j'ai faites et dites, pensant au monde que je veux refaire. Je commence à comprendre ces mecs qui écrivent des bouquins en prison. C'est le seul moyen de revivre, du moins de faire semblant de revivre.

L'heure de passer sur cette sorte de table d'opération qui va décider de mon avenir, autrement dit le tribunal, est arrivé. Dans une sorte de fourgon, comme un vrai criminel, je suis transporté, escorté comme un meurtrier, par trois chiens de garde. Toute cette mise en scène est tellement sérieuse, tellement horrible qu'elle pourrait presque faire douter n'importe qui de son innocence. C'est fou comme le coté psychologique de la chose y joue. Pas un sourire, pas un regard, je crois que mes yeux n'ont croisé personne depuis des heures déjà, depuis mon réveil ce matin. Vous ne savez pas comment c'est long de ne regarder personne. C'est tout bête mais pensez y : tous les jours votre regard croise quelqu'un, que vous connaissez ou pas, mais vous regardez quelqu'un, une sorte de considération. Et ça manque. Autant dire que je n'arrive pas dans ce fichu tribunal avec un air détendu, bien au contraire. Je suis froid, renfermé, pensif, je crois que si j'étais croyant je pourrais prier. Mon regard se réveille et tombe sur une salle à moitié pleine, occupée de gens que je ne connais pas, de jurés, de visiteurs, d'avocats. Et alors que je traverse l'allée, Laelia vient se rajouter à la liste des présents. Elle est là, depuis le début. Assise au troisième rang, au bout de l'allée. Elle me regarde. Mieux, elle me cherche du regard. Et elle me trouve. Que ça fait du bien.. Elle est là, elle me soutient, je le lis dans son regard. Son léger sourire, son regard fixe, elle veut me montrer que je ne suis pas seul. Je le sais, maintenant. Je prends une grande respiration de manière à ce qu'elle l'a voit puis m'asseoit, à la place qu'on me désigne comme étant celle du coté coupable.

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MessageSujet: Re: ce n'était qu'une épreuve de plus (Laelia)   Jeu 7 Aoû - 16:05

Mathys & Laelia ∞ ce n'était qu'une épreuve de plus
There's nothing that I'd take back, but it's hard to say there's nothing I regret. Cause when I sing, you shout, I breathe out loud, you bleed, we crawl like animals, but when it's over, I'm still awake. A thousand silhouettes dancing on my chest, no matter where I sleep, you are haunting me
Le grand jour est arrivé. Le jour du jugement. Le jour au cours duquel j'espère de tout mon cœur voir mon ami d'enfance être innocenté et revenir parmi nous. Certainement le jour le plus long et le plus angoissant de mon existence. Et je n'ose même pas imaginer à quel point c'est difficile pour Mathys. Certes, je me sens mal et mon estomac est complètement noué mais de mon côté, je n'ai pas vu l'envers du décors. Je me suis simplement contentée de voir l'aspect extérieur d'une arrestation. Mais la cellule, sûrement glauque et emplie de désespoir, les menottes, la violence, les déplacements plus que surveillés... tout ça, je ne l'ai pas connu. Lui, si. Et je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable. Je sais que je n'ai rien à voir dans son arrestation mais je culpabilise de ne pas l'avoir cru il y a environ une semaine, lors de ma visite. Je m'en veux d'avoir douté de lui au moment où il avait le plus besoin de moi. Et même si j'en doute, j'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. Mais à sa place, il est clair que je ne serais pas aussi gentille qu'il ne l'est avec moi... Mes pensées sont entièrement pour lui. Je ne peux tout simplement pas avoir autre chose en tête. Pas aujourd'hui. Mes parents ont refusé de venir. Ils savent désormais que je suis toujours en contact avec Mathys et j'ai dû essuyer une sacrée tempête ces derniers jours. Mais finalement, ils n'étaient pas si étonnés que ça, seulement déçus que leurs soupçons soient justes. Tant pis, ils comprendront que je tiens à lui. Ce n'est pas leur genre de bouder.

Le bruit d'une porte qui s'ouvre me sort de mes pensées et je me tourne immédiatement, cherchant inconsciemment mon ami alors que j'ignore s'il s'agit bien de lui qui arrive ou si ce n'est que des personnes venant assister au jugement. Mais non, j'ai vu juste. C'est bien lui, et je ne le quitte pas des yeux une seconde. Dans certains cas, cela peut sembler pesant voire même stressant. Mais dans le cas présent, ce regard n'était autre qu'un regard de soutiens de ma part. Je veux qu'il sache que je suis là et que je ne partirai pas avant qu'il ne quitte cet endroit, avec moi. Oui, j'ai réellement l'espoir que la police ait fait son boulot correctement et que les choses reviennent à la normale. Espoir, ou rêve ? Je m'en fiche, je suis persuadée que tout ira bien. Il le faut. Je lui adresse un léger sourire, pas plus. Pas dans de telles circonstances. Seulement de quoi le rassurer et lui montrer que je suis là. Maintenant qu'il est assis, tout le monde semble arrivé et le juge prend place devant nous. Ça commence, et l'accusé est appelé à la barre en premier. Cachée par le dossier des sièges devant moi, je croise les doigts de toutes mes forces et pose un regard serein sur Mathys. Il n'a pas droit à l'erreur, et j'espère l'aider au mieux dans cette épreuve. L'avocat de la victime - ou plutôt de sa famille - lui pose des questions en premier, et autant dire qu'il n'est pas tendre. Il parle comme s'il avait toutes les preuves du monde accusant mon ami. Cela m'énerve au plus haut point, mais je tente de ne pas le laisser paraître, observant toujours mon ami. Il n'a pas le droit de s'énerver, lui. Il doit rester calme pour que tout aille bien. En attendant, le temps passe et nous rapproche un peu plus du verdict.


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MessageSujet: Re: ce n'était qu'une épreuve de plus (Laelia)   Sam 9 Aoû - 9:27


ce n'était qu'une épreuve de plus.


Comme si être assis ici et être regarder comme un tueur en série n'était déjà pas assez dur, il faut maintenant que j'encaisse les accusations sans broncher, sans lever le ton, sans m'énerver, parce qu'il n'y a que la vérité qui blesse. Quelle phrase idiote, surement pas inventée par un mec qui était à ma place. Parce que là ce n'est pas la vérité qui me fait sortir de mes gonds, mais plutot l'injustice. J'en ai des milliers de raisons de m'énerver, d'hurler, de frapper sur tout ce qui bouge, mais la seule raison que les jurés, les avocats, et le juge retiendront est que je suis coupable. Et c'est la dernière chose que je veux évidemment. Je me vide donc la tête, me tient à cette barre maudite et répond, par oui, par non, et par d'autres réponses courtes et précises à ce que me demande ce vieillard haut placé. Il me demande bien sur de raconter une fois de plus les faits. Et je raconte, inlassablement, la même histoire, au même détail près, sans rien changer, parce que le moindre changement impliquerait un doute, et le doute implique la culpabilité. L'idée que la prison et le tribunal engendre des doutes ne leur vient bien sur pas à l'esprit. Je leur prouve une fois de plus que je ne suis pas l'auteur de ce crime, que je n'y étais pas, que je suis arrivé qu'après, que j'ai reçu ce fichu texto anonyme qui me demandait de rejoindre ce lieu sous peine de s'en prendre à mes proches. Je n'avais pas d'autres choix que d'y aller. Et comme bien sur l'heure de la mort ne se définit pas à la minute près, je tombe pile poil dans le bon créneau. Mais ils estiment que j'en ai assez dit et je me recule alors à ma place. J'ai fait ma part du boulot et à en voir le regard de mon avocat, je pense l'avoir plutot bien fait. En même temps, j'ai suivi ses consignes à la lettre alors si ça foire, c'est de sa faute. C'est d'ailleurs à lui de prendre la parole et je dois bien avouer qu'il m'impressionne. Durant toute ma période d'incarcération, il ne m'a rien dit, ne m'a donné aucun indice car ça aurait pu me mettre trop en confiance et me déstabiliser mais il s'avère que monsieur a trouvé pas mal de détail pour m'innocenter, comme les empreintes digitales posées à des endroits suspect apparemment, ou des signes qui ne coincident pas. Déjà le mobile. Je n'avais aucun mobile pour tuer cet homme que je ne connais pas. Sur les ordres de quelqu'un ? Admettons mais de qui ? Rien ne colle non plus avec cette hypothèse. Et puis d'autres empreintes ont apparemment été retrouvés, bien plus probables que les miennes. Le doute reste entier, l'avocat de la famille parle. c'est la peine qui les hante, la rancoeur, la haine, mais leur souhait premier est de retrouver cet assassin qui que ce soit. L'heure de la décision a sonné et bien sur, ils nous demandent à tous de sortir, et de me garder sous l'oeil attentif de deux bouledogues sur jambes. Non mais où voulez vous que j'aille le jour où je vais me faire innocenter ? Du moins, j'espère. Je ne bougerai pas de là sans avoir eu la réponse que j'attends. Mais toujours est il que nous retrouvons le hall d'entrée, j'ai un garde du corps de chaque coté et mon avocat devant. Aucun moyen de m'échapper, j'ai compris merci. Mais mon regard se pose à quelques mètres de moi, sur Laelia. Elle est déjà dehors, comme tout le reste de la salle d'ailleurs. Sauf qu'elle est restée proche de la porte, proche de moi, proche de l'endroit par où je vais sortir. Mon regard la fixe, l'appelle en fait, mais ce n'est pas comme si j'étais en position de bouger. Un léger signe de la tête suffit à lui faire comprendre ce que je veux et avec toute l'habiliteté que je lui connais, elle se faufile entre la foule pour me rejoindre et s'accrocher à mon cou. Mes bras l'entourent évidemment, la serrant contre moi. Son odeur, son parfum, sa douceur, qu'est-ce qu'elle m'avait manqué.. Je prends le temps de lui murmurer à l'oreille " J'espère qu'ils vont te donner tord.. " avant que mes bouledogues la retirent évidemment de mon étreinte. Ca aurait été trop beau, bien sur. Ma petite phrase voulait tout dire, il ne reste plus qu'à la comprendre. Je lui dis que je n'ai pas oublié ce qu'elle pensait, mais elle est là malgré tout. Le calin lui montre que je ne lui en veux pas énormément, que j'ai toujours autant besoin d'elle. Je m'en rappelle mais je n'ai pas une rancoeur surdimensionné. Pourquoi ? Parce que c'est Laelia et que je l'aime bien trop pour lui en vouloir. Notre étreinte brisée par mes chiens de garde, je n'ai plus que le regard pour lui parler, pour lui dire ce que je ressens. Et mon regard se fait fort, puissant, mais triste à la fois. Je fais le dur mais je ne sens tellement au fond du trou, à attendre de voir si on va me lancer une corde pour m'aider à remonter ou pour me pendre. Oui, c'est très joyeux dans ma tête. Mais j'ai son regard, et ce regard me fait tenir jusqu'au moment où les jurés nous demandent de reprendre place dans la salle. Le moment fatidique tombe.


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